Le septième continent

 

 

Fascinant !

 

Les nouvelles technologies utilisées par les satellites ont permis de cartographier à nouveau les fonds marins et d’apporter de nouvelles données. Se basant sur ces nouvelles images, des chercheurs australiens affirment aujourd’hui qu’une « collection de croûtes submergées » qui se seraient détachées il y a 200 millions d’années d’un supercontinent serait le septième continent de la Terre.

Ce continent a été baptisé « Zealandia », un nom qui selon Science-Post a été inventé en 1995 par Bruce Luyendyk, un géophysicien de l’université de Californie, pour décrire la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie et « une collection de croûtes submergées » qui rompirent il y a de ça 200 millions d’années avec une région du Gondwana, un supercontinent.

Zealandia fait cinq millions de km2 et englobe la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie.

Cinq millions de km2 ! Soit l’équivalent des deux tiers de l’Australie. Zealandia que l’on surnomme désormais « le continent caché de la Terre » se trouve au cœur de l’Océanie, au sud-ouest de l’océan Pacifique.

Dans leur article publié la semaine dernière dans la revue The Geological society of America, ces scientifiques expliquent avoir aperçu cette région géologique indivisible en étudiant de nouvelles images satellites des fonds marins, regroupant les quatre critères qui déterminent qu’une terre est un continent.

1 — un niveau au-dessus de la mer,

2 — la géologie,

3 — la structure de la croûte terrestre

4 — la séparation tectonique et spatiale.

 

De plus, la croûte continentale de Zealandia est physiquement séparée de l’Australie, 94 % de sa surface est immergée et seules la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie, « îles immenses et isolées qui n’ont jamais été considérées comme faisant partie du continent australien », rendent visible ce monde englouti.

Le point culminant de ce septième continent serait les 3 724 mètres du mont Aoraki ou mont Cook, situé sur l’île Sud de Nouvelle-Zélande.

 

Jusqu’à présent, les experts manquaient de données et de technologies pour délimiter Zealandia scientifiquement. Il fallait définir si la zone répondait à tous les critères lui permettant d’être considérée comme un continent plutôt qu’un fragment continental. L’article paru dans la revue The Geological society of America s’avère ainsi être une synthèse de mesures anciennes et de nouvelles vues satellitaires. Autant de données qui donnent dès lors à Zealandia son statut de continent.

 

 

 

 

 

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