Les Mélanésiens possèderaient de l'ADN d'une espèce non identifiée.

February 24, 2017

 

 

La Mélanésie et l’Océanie sont toujours autant sources de mystères et de légendes.

 

Des généticiens de l'Université du Texas lors du Congrès annuel de la Société américaine de génétique humaine, qui s'est tenu du 18 au 22 octobre 2016 à Vancouver (Canada), suggère que les mélanésiens possèderaient de l’ADN d’une espèce non-identifiée ; A comprendre : Ni Neandertal, ni Denisova

Jusqu’à présent, les généticiens estimaient que seulement deux hominidés avaient laissé des traces dans l'ADN des Mélanésiens : Neandertal et Denisova, éteints il y a au moins 30 000 ans. Bien que de nombreux fossiles de Neandertal aient été trouvés en Europe et en Asie, l'homme de Denisova n'est connu que par l'ADN d'une phalange et par quelques dents découverts dans une caverne du nord de la Sibérie.

À l'aide d'une modélisation génétique poussée, les chercheurs de l'Université du Texas ont réévalué la quantité d'ADN de Neandertal et de Denisova dans le génome des hommes modernes : selon leur analyse, les Européens et des Chinois présentent une quantité semblable d'ADN néandertalien, proche de 2 %, un résultat similaire aux travaux précédents sur le sujet. Chez les Mélanésiens, cette proportion de gènes est supérieure (2,74 %), ce qui corrobore également des analyses menées antérieurement.

Les scientifiques ont également évalué le taux de gènes de Denisova chez les Mélanésiens, seule population identifiée pour l'instant comme possédant une proportion significative de gènes de cet ancêtre. Et là, surprise : le taux de gènes détecté est de seulement 1,1 %, bien inférieur aux précédentes estimations qui oscillaient entre 1,9 à 3,4%.

Cet écart pourrait s’expliquer par la présence de traces d’un troisième ancêtre, pour le moment inconnu. Les chercheurs supposent qu’il s’agit là d’un groupe d’hominidés appartenant probablement au même groupe qui rassemble Neandertal et Denisova.

 

« L'histoire de l'humanité est beaucoup plus compliquée que nous ne le pensions », a dit pour Ryan Bohlender, membre de l’équipe de recherche à la revue Science News.

 

La théorie du chercheur et de ses collègues est actuellement en attente d'examen par les pairs. De plus amples études sur les hominidés seront nécessaires pour confirmer cette découverte.
 

 

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